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lundi 10 mars 2014

LIPITOR: Pfizer Aims to Sell OTC Version

LIPITOR: Pfizer Aims to Sell Over-the-Counter (OTC) Version

After the collapse of sales, Pfizer wants to get a billion dollars with the help of patients.
In 2006, Pfizer sold its 13 billion statin, with a pervasive marketing.
This is one of the world's finest financial success and a disaster for the poor patients who took this toxic molecule.

PFIZER therefore wishes that this medication be over OTC (Over The Counter), as if it was a simple cough syrup.
People are unaware that it is a powerful drug, toxic, with many side effects. It is a drug that interacts with many others, by means of the cytochrome P450.

It is a drug that can cause terrible birth defects in fetuses. If ever a woman who is pregnant without knowing it (it happens for the 1st month), she may submit her baby to a dangerous product that affects the nervous system.

Historically, the FDA has approved the conversion of a number of prescription drugs to OTC status. For example, anti-ulcer/heartburn drugs such as the histamine H2 antagonist, Zantac, and the proton pump inhibitor, Prilosec – drugs first marketed more than 25 years ago – are readily available OTC. The same can be said for anti-allergy medications such as Claritin and Zyrtec. In general, these prescription-to-OTC switches are for drugs that have been used extensively, have a well understood side-effect profile, and are deemed by the FDA as being relatively safe.

Pfizer believes that Lipitor fits these criteria and is willing to run yet another clinical study to support this belief. Pfizer has started a 1,200 patient trial to determine if consumers taking OTC Lipitor will get their own blood tests at the pharmacy to see if the drug is improving their cholesterol profile. The trial will then measure if patients make the right health decisions based on their results. Most of the OTC drugs, such as pain relievers, heartburn drugs and anti-allergy agents, all relieve symptoms quickly and patients know whether the drug is helping them. High LDL-cholesterol, while harmful in the long term, is symptomless, and the FDA doesn’t want patients taking a drug that isn’t providing benefit – thus the need for periodic blood testing for cholesterol levels. Will patients be motivated to get their blood tested? That’s a goal of Pfizer’s study.

There’s no guarantee that, even if the Pfizer study is successful, the FDA will allow the OTC switch. Previously, Merck tried to get FDA approval to make its statin, Mevacor, available OTC, but this was rejected. However, Lipitor has been far more extensively studied than Mevacor. Furthermore, Pfizer is seeking OTC approval only for the lowest prescribed dose, 10 mg. Prescriptions doses can be as high as 80 mg. The FDA might be comfortable with this strategy.

Certainly, Pfizer stands to gain should the FDA approve OTC Lipitor. Goldman Sachs estimates that it could bring in $1 billion in sales each year. But generic companies also will benefit. Pfizer will get three years of exclusivity for OTC Lipitor based on the provisions of the Waxman-Hatch Act, provided that the FDA agrees that the clinical trial run by Pfizer met FDA guidelines. But after this time, generic companies are free to market their own OTC versions which would have to be called by Lipitor’s generic name, atorvastatin. Thus, they would be winners in this scenario as well as their patient pool would also be expanded.

However, insurance companies will also be big winners, as medical insurance doesn’t cover OTC medications. Insurers will no longer need to pay for 10 mg Lipitor prescriptions and, eventually, 10 mg generic atorvastatin prescriptions as well. Furthermore, in all likelihood, insurers will lobby hard to convert as many statin users as possible to OTC Lipitor. In doing so, they will perhaps shift as much as $1 billion of costs that they now have onto consumers.


But there will be no gain for the people : because this drug is not effective in primary prevention.

 

http://www.forbes.com/sites/johnlamattina/2014/03/04/who-stands-to-gain-with-fda-approval-of-otc-lipitor/

 

 

PFIZER veut écouler son TAHOR en vente libre

Aux Etats-Unis, Pfizer souhaite vendre l’atorvastine, Lipitor, sans ordonnance.

 

En France, le LIPITOR° s'appelle TAHOR° . C'est l'atorvastatine.

Voir mon article : Analyse critique de l'atorvastatine (TAHOR°) qui montre l'absence de données cliniques pour obtenir l'AMM.

 

Après l'effondrement des ventes, PFIZER veut récupérer un milliard de dollars sur le dos des patients.

En 2006, PFIZER vendait pour 13 milliards de sa statine, grâce à un marketing omniprésent.

C'est l'une des plus belles réussites financières mondiales et un désastre pour les pauvres patients qui ont pris cette molécule toxique.

 

PFIZER désire donc que ce médicament soit en vente libre (OTC : Over The Counter), comme si c'était un simple sirop pour la toux.

Les gens ignorent que c'est un médicament puissant, toxique, avec de nombreux effets indésirables. C'est un médicament qui interagit avec de nombreux autres, par la voie du Cytochrome P450.

C'est un médicament qui peut causer des malformations terribles sur les fœtus. Si jamais une femme qui est enceinte sous le savoir (ça arrive pour les 1ers mois), elle risque de soumettre son bébé à ce produit dangereux qui affecte le système nerveux du fœtus.

2011 : LE POTENTIEL DE TERATOGENICITE DES STATINES ET FIBRATES

Les statines (inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase) appartiennent à la catégorie de grossesse X et sont donc formellement contre-indiqués durant toute la période de gestation et chez les patientes en âge de procréer lorsqu’une contraception n’est pas garantie : les statines lipophiles comme la simvastatine (Zocor et génériques) et l’atorvastatine (Tahor) présentent un risque tératogène bien documenté chez l’humain en raison d’un passage materno-fœtal accru. 
Plusieurs cas de malformations sévères multiples ont été rapportés comme l’holoprosencéphalie, l’hypoplasie du tube digestif et de l’appareil respiratoire : des cas d’aplasie des membres et des corps vertébraux ont été aussi rapportés.
Edison RJ, Muenke M. Central nervous system and limb anomalies in case reports of first-trimester statin exposure. N Engl J Med 2004;350:1579-82.

Edison RJ, Muenke M. Mechanistic and epidemiologic considerations in the evaluation of adverse birth outcomes following gestational exposure to statins. 
Am J Med Genet 2004;131:287-98

Cas de  malformations congénitales majeures

J'espère que tous les médecins connaissent ce risque gravissime pour une femme en âge de procréer.

Il y a de quoi douter, puisque de nombreux médecins français ne connaissent même pas tous les effets nocifs des statines.

En France, les diabètes causés par les statines ne sont même pas indiqués sur les notices.


Voir aussi :

Toxicité des statines : COMPARAISON

Thérapie intensive avec des statines : DANGER 

 

 

 

mercredi 17 avril 2013

Analyse critique de l'atorvastatine (TAHOR°)

Après les premiers essais cliniques si enthousiasmants, le marché commercial des statines fut occupé par la pravastatine et la simvastatine. 
Comment l'atorvastatine s'est-elle imposée en 1997 ? Sur quels essais reposent sa validité ?

L'atorvastatine (LIPITOR° aux USA et TAHOR° en France) a été une réussite commerciale, générant plus de 125 milliards de $ de ventes sur 14,5 ans, ce qui représentait 25% des bénéfices du géant PFIZER pendant des années.
La FDA a approuvé l'atorvastatine (le LIPITOR°, de PFIZER) le 17 décembre 1996.

Pour s'imposer dans un marché déjà bien rempli avec 4 autres statines (fluva, lova, prava, simva), il a fallu laver le cerveau de tout le monde avec une énorme campagne de pub bien ficelée.
Pour mieux corrompre les équipes médicales, il a fallu d'abord donner de nombreux échantillons gratuits et payer des tonnes et des tonnes de repas gratuits.
Pour mieux mentir et occuper l'esprit des médecins, il y eut de nombreux congrès, où les leader d'opinion étaient invités pour vanter les "avantages" de la dernière statine, au frais du labo.

Pour atteindre facilement le public, PFIZER a bénéficié de la faiblesse de la FDA (Food and Drug Administration) qui autorisa la publicité directe aux consommateurs en 1997.
Ainsi, on a pu vendre la maladie au public (ce qu'on appelle "Disease Mongering") et imposer le médicament aux médecins par les équipes marketing opérant dans les hôpitaux. Aux USA, il y a même eu une sorte de feuilleton télévisé qui répétait sans cesse la phrase " Connaissez votre taux de cholestérol" (Know your numbers").

Occuper les médias fut facile, avec la plupart des journalistes ne connaissant pas le dossier du "LDL-cholestérol" et avec des journaux médicaux prestigieux financés par la publicité des labos. C'est ce qu'expliquent Jerome Kassirer et Marcia Angell, d'anciens rédacteurs du New England Journal of Medicine.

L'argument commercial utilisé par les VRP auprès des médecins était que le TAHOR° diminue davantage le cholestérol que les autres statines. Ce piège marketing mettait dans la tête des médecins que le Tahor° aurait donc plus d'efficacité et moins d'effets secondaires.
Rappelons que ce message trompeur se base sur ce qu'on appelle des critères de substitution (surrogate) et que ce raisonnement fallacieux devrait pouvoir être rejeté d'un revers de la main par un étudiant débutant.
Mais les médecins s'y sont laissés prendre...

En réalité, rien ne prouve qu'abaisser davantage la glycémie, le taux de LDL ou la pression sanguine avec une molécule B fera mieux que l'abaisser un peu moins avec une molécule A.
Les recommandations récentes sur le diabète le montrent.
PFIZER a influencé la recherche mondiale en imposant des essais cliniques où la baisse du LDL  devint un objectif majeur, malgré l'erreur scientifique évidente.

On peut même blesser un patient en imposant avec une thérapie intensive, ne reposant sur aucune base scientifique sérieuse.
Le seul test sérieux qui pourrait montrer un tel avantage serait un essai clinique bien fait, avec des investigateurs indépendants du sponsor.
Malheureusement, une telle situation est rarissime dans le cas des statines, où tous les essais sont des essais commerciaux, gigantesques et multi-centriques, visant à étendre un marché commercial, et non pas à produire de la "bonne science".

Depuis que la première statine a eu son AMM (Autorisation de Mise sur le Marché), toutes les statines ultérieures auraient dû être comparées avec la statine précédente, de manière équitable.
Cela aurait été une façon éthique, honnête et efficace de procéder, pour informer la communauté médicale.
Mais ce ne fut jamais le cas.
Et dans l'histoire des statines, la recherche médicale s'est désintéressée de l'éthique, trop occupée à favoriser une carrière et à participer aux grands essais financés par des labos, motivés surtout par des parts de marché.

Comme le disent les différents documents de la HAS, l'atorvastatine n'apportait rien de nouveau (pas d'Amélioration du Service Médical Rendu : ASMR V, soit la note la plus basse. Aucune amélioration apportée par la molécule d'atorvastatine, accédant au marché et à sa part de bénéfices)

On est donc bien dans une guerre commerciale, un conflit portant sur les parts de marché.
Ceux qui pensent que les statines sont uniquement une histoire de "preuves scientifiques" sont naïfs, ignorants et dangereux.
On est bien dans une histoire de "gros sous", de marketing trompeur.


Analysons d'abord le dossier qui a permis l'AMM, donné par la FDA le 17 décembre 1996

Dossier de demande de mise sur le marché, déposé par PFIZER

Il y a quelques "perles" dans ce dossier, qui montre à quel point la santé des patients est mis en péril dans un système de santé, qui donne priorité au commerce avant la santé.

Si on regarde le dossier "sécurité" portant sur les humains, on voit que la dose la plus étudiée était la dose 10 mg, qui fut étudiée environ 1 an en moyenne.
Puis le labo PFIZER a construit son marketing sur un médicament donné à vie et incluant la dose 80 mg, dose où les effets secondaires sont les plus dangereux.
Voilà l'écart entre ce qu'exige la FDA (des analyses ridiculement courtes et fragiles) et ce que va pouvoir imposer le marketing, à toute la planète.

On peut aussi noter que les études ont toutes portées sur la forme amorphe de l'atorvastatine, alors que c'est la forme cristalline qui sera commercialisée. (page 47 du .PDF)
La complaisance de la FDA a t-elle une limite ?

Le dossier "études cliniques" est indigent.
On ne trouve que des essais minuscules, durant 1 an au maximum, portant sur un nombre réduit de patients et avec des critères de substitution uniquement (baisse du LDL).
Comme c'est écrit page 48 : "There is no clinical outcome data in this NDA."
Aucune données cliniques.
Est-ce vraiment sur la base d'un tel dossier, rempli par le labo demandeur et sans aucun contrôle de la FDA, que le médicament le plus vendu au monde a été accepté ?



Analysons maintenant les principaux essais cliniques portant sur l'atorvastatine :

AVERT study, 1999 : échec

GAIN study, 2001 : échec 

MIRACL study, 2001 : échec


ASCOT-LLA study, 2003 : essai interrompu et qui dissimule des données (d'interactions médicamenteuses entre l'anti-hypertenseur et la statine)

On peut voir qu'entre 1996 et 2003, le TAHOR n'avait toujours pas de preuves scientifiques solides, montrant l'éventuel intérêt de cette molécule sur la santé des patients.
Et l'essai ASCOT a de nombreux défauts, qui apportent des doutes sur l'honnêteté des investigateurs et de ceux qui ont publié l'essai.
Le marketing l'emporte bien sur la science, dans l'histoire commerciale des statines.

lundi 8 avril 2013

Statines : Philippe EVEN contre Pierre SABOURET

Philippe Even a fait enfler la polémique sur l’utilité des statines

Si parmi vous certains pensent que le débat sur les statines serait un débat scientifique, détrompez vous...
L'essentiel se joue sur le marketing autour des essais, qui sont des outils commerciaux servant à l'extension du marché d'un produit. Et les médias permettent ce marketing en offrant leur antenne à des leader d'opinion.

Exemple de mauvaise foi d'un scientifique au cours de l'essai commercial ASPEN :
" La palme revient quand même à un article dont la conclusion est en substance la suivante : « Bien que nos résultats ne soient pas significatifs, l’utilisation des statines dans la prévention de la mortalité cardiaque doit être appliquée à l’ensemble des sujets à risque ». Les chiffres sont négatifs, les résultats montrent que les médicaments ne sont pas adaptés, mais il faut quand même les prescrire. Cela n’a rien de très scientifique."

(une étude qu'il faudrait indiquer au professeur GRIMALDI, puisqu'il s'intéresse aux diabétiques et qu'il défend les statines)

L'autre argument intéressant est que certains cardiologues pensent que les statines "stabilisent" les plaques d'athérosclérose.
Ils pensent cela après avoir lu des essais financés par les labos Pharma et qui montrent une réduction dans la progression de la plaque.
Oui, lisez bien : une réduction de l'augmentation ! Et ils appellent cela une diminution, ou une régression des plaques.
Mensonge ou incompétence ?

De plus, cette réduction de la progression est de l'ordre du micromètre (un millième de millimètre). Alors que les artères mesurent quelques mm de diamètre.
On a donc une variation (significative statistiquement) de l'ordre de 1%.
Variation qui n'est pas significative cliniquement.
Le mensonge est donc sémantique et aussi clinique.


 Les statines, des médicaments incontestables selon Pierre Sabouret

"Pierre Sabouret est l’un de ces médecins spécialistes, membre du comité scientifique du Collège national des cardiologues français (CNCF), mais surtout appartenant au groupe de recommandation sur l’efficience des statines auprès de la Haute autorité de santé (HAS)."
=> un expert qui n'avait rien déclaré en 2010 ( Conflits d’intérêts : La mauvaise graisse de la HAS )


L'article déclare :
"l’intérêt de ces molécules est indiscutable"
" Leur utilité est incontestable chez les patients en prévention secondaire"
=> vocabulaire non scientifique, car la science avance par la discussion et la contestation

"c’est presque du révisionnisme. Toutes les publications vont dans le même sens, mais c’est toujours vendeur de ressortir la théorie du complot"
=> éléments de langage employés aussi par le Dr STEG, dans sa vidéo sur TheHeart.org

"’une plaque d’athérome, due à une accumulation du mauvais cholestérol dans les vaisseaux sanguins. "
=> la connaissance scientifique sur la plaque est au niveau de l'explication du calcaire dans un tuyau

Et le schéma représente une veine thrombosée, et non pas une artère avec de l'athérosclérose.
Le niveau scientifique de l'article n'est pas assez élevé.

En examinant la DPI de M. SABOURET du mois de mars 2012, cette DPI indique:
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-03/10sabouretpierre28-03-12.pdf
Dans la rubriques: « Intervention dans un cadre promotionnel » page 7 on trouve 3 rémunérations personnelles dites « Ezetrol-Simva » de la part de MSD.

Et en 2010, Mr Sabouret semble être financé par Pfizer Inc. & Schering-Plough (« … the CONNECT Study » Archives of Cardiovascular Disease, 2010, 103, 437-46).

CNCF
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 Et comme d'habitude, les sociétés de cardiologies sont très amicales avec les labos Pharma.
Devinez pourquoi ?!?