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samedi 5 avril 2014

GARDASIL : des articles qui le défendent

Ce blog traite aussi de l'indépendance de l'information scientifique. La controverse actuelle à propos du GARDASIL permet aux éternels défenseurs des labos de s'exprimer.
DEUX DECRYPTAGES d'articles en faveur de SANOFI.

Un article d'une journaliste, Aurélie Haroche, est exemplaire dans la façon de "manipuler" le lecteur, tout en prétendant avoir une sorte d'objectivité.

Premier DECRYPTAGE

"Il ne se passe guère une saison sans que nous soyons réveillés par la sourde menace d’un « scandale sanitaire »...réel ou supposé. Produits chimiques en embuscade dans des produits que nous utilisons (voir ingurgitons) tous les jours, médicaments se révélant inefficaces et dangereux ou encore, un grand classique, vaccins qui provoqueraient des effets secondaires terribles. La sphère médiatique s’agite, rythmée par les soubresauts de la justice, mais souvent (pas toujours), le scandale retombe comme un mauvais soufflé. Néanmoins, il ne disparaît jamais sans laisser de traces : quand bien même le vaccin serait innocenté par de multiples études scientifiques, quand bien même il n’y aurait aucune certitude sur la dangerosité de la substance chimique, quand bien même le danger du médicament serait principalement lié à sa mauvaise utilisation, demeure toujours dans l’esprit d’une partie du grand public l’idée d’une sourde menace, de tractations secrètes (voir d'un complot) faites sur le dos de leur santé. Les conséquences ne sont pas nulles et vont de la légère défiance à un refus de la médecine, tandis qu’est permis le foisonnement de nouveaux scandales, empruntant plusieurs symptômes aux précédents. Pour y faire face, l’Académie de médecine a récemment formulé plusieurs recommandations visant à faire « émerger (…) une information objective, impartiale, scientifique fondée, facilement accessible et compréhensible pour le public ». "

=> début "soft" : en mélangeant un peu tout, elle jette un premier doute et laisse apparaître le mot "complot", qui sous-entend que tout lanceur d'alerte est forcément un "complotiste", argument toujours utilisé par les défenseurs des labos.
En finissant par une citation de l'Académie de Médecine, elle laisse croire 1) que cette Académie est objective et impartiale (ce qui fait sourire...) et 2) qu'il faudrait restreindre la parole des lanceurs d'alerte pour faire émerger une "information calibrée, formatée, sous contrôle" et qui ne dirait que "la vérité".

Comment accroître l’angoisse des populations

"Oui, mais comment faire quand le « scandale » apparaît soutenu, nourri, par des médecins ? Le grand public, bien sûr, ne manque pas d’y voir une caution échappant (quasiment) à tout soupçon. Dès lors, la difficulté est plus grande encore de transmettre un message « objectif » et d’éviter qu’il ne soit considéré comme entaché de conflits d’intérêt. Cette quadrature du cercle s’illustre aujourd’hui avec "l’affaire" Gardasil, qui connaît actuellement de nouveaux soubresauts. La semaine s’est en effet ouverte par la mise en ligne d’une pétition signée par plus de 500 praticiens demandant l’ouverture d’une mission d’information parlementaire sur ce vaccin et s’est achevée par l’annonce de plusieurs nouvelles plaintes de jeunes filles affirmant être victimes d’une maladie neurologique en lien avec leur vaccination. Après avoir longuement évoqué le cas du Gardasil sur son blog en novembre en se demandant «Quand s’arrêtera la liste de ces soi-disant « scandales » sanitaires dès qu’un événement indésirable et nocif est détecté puis diffusé sans preuve avérée d’un rapport direct à un acte thérapeutique ou préventif ? », le professeur Guy Vallancien s’attaque de nouveau à ce sujet en évoquant la pétition de ses confrères, qu’il qualifie tout de go de « pétition d’horreur ». "

=> la journaliste oublie d'expliquer que le Pr Guy Vallancien est un "habitué" de la défense des labos. Elle minimise la plainte, en indiquant un chiffre faux (500) alors que la pétition avait déjà plus de 500 signatures, et en a maintenant plus de 1000.

Les statistiques impuissantes face à la rumeur

"L’auteur du blog « Santé 2020 » hébergé par le Monde revient tout d’abord sur les très rassurantes données statistiques. « Les données de la littérature internationale et française ne montrent pas d’augmentation de l’incidence des maladies auto-immunes ni plus particulièrement de SEP après une vaccination par le Gardasil » souligne-t-il entre autres. Face à ces chiffres et sachant, rappelle-t-il que « les maladies auto-immunes surviennent souvent à partir de l’adolescence », il considère la pétition comme « un moyen pervers de déstabiliser un progrès en angoissant la population sans preuves ». Il ajoute encore que « Ce type de procédé ne peut en aucun cas servir les jeunes femmes atteintes de maladie neurologique dans les semaines ou mois qui ont suivi la vaccination. Procédés insupportables en ce qu’ils sapent les fondements d’une approche scientifique de la pharmacologie » et finit en s’interrogeant « Existe-t-il des poursuites possibles envers ceux qui colportent ce genre d’informations gratuites ? Notre société vient d’atteindre le niveau d’alerte de la bêtise et de la peur». "

=> la journaliste met en avant les arguments de Vallancien, sans recul ni critique, comme le font les "bons journalistes qui veulent avantager une partie", les labos SANOFI dans ce cas.

L’impossible défense d’un produit pharmaceutique

"Ce billet explosif (comme souvent sous le clavier de Guy Vallancien) n’est évidemment pas passé inaperçu. L’auteur du blog Hippocrate et Pindare montre ainsi son désaccord certain avec Guy Vallancien en titrant : « Le Professeur Vallancien s’interroge sur les sanctions possibles de ceux qui ne pensent pas comme lui ». Le médecin généraliste n’a en effet nullement été convaincu par l’argumentaire du professeur Guy Vallancien dont il souligne qu’il paraît être « tout droit sorti du service marketing de Sanofi comme l’écrit un commentateur signataire » de la pétition. Ainsi, il apparaît sur les blogs que comme partout ailleurs, il est impossible de prendre la défense d’un produit pharmaceutique sans être immédiatement soupçonné de corruption ! "

=> ici, elle contredit les dires du blog, en prenant la défense de Vallancien, montrant facilement de quel côté elle se place. Or, il est possible de défendre un produit Pharma, sans être accusé de corruption. Il suffit de ne pas avoir de liens d'intérêts majeurs, de ne pas être un perpétuel défenseur des labos et de citer réellement des sources critiques, sans dénaturer les informations.

Entre lanceur d’alerte et colporteur de fausses informations : comment faire la différence ?

"Puis, faisant le lien avec la récente affaire Debré/Even, l’auteur du blog Hippocrate et Pindare observe en filigrane que le professeur Vallancien essaie d’en user avec les médecins signataires de la pétition comme l’Ordre avec les deux auteurs. « Tout ce qu’il affirme doit être retenu comme la vérité vraie. Toute pensée divergente doit être sanctionnée », note-t-il avant à son tour de s’interroger « N’est-ce pas au final le professeur Vallancien qui devrait être sanctionné ? Son billet est loin d’être confraternel, non ? », finit-il. "

=> en effet, l'Ordre des médecins tolère les propos non confraternels de personnes comme Guy Vallancien ou Gabriel STEG, des leaders d'opinion, dont les propos sont très médiatisés dès qu'il s'agit de défendre les labos.
Quand Gabriel STEG a insulté publiquement le Pr EVEN dans une vidéo où il le traitait de "complotiste, négationniste", où était le Conseil pour le rappeler à l'ordre ?

"Au-delà de cette passe d’arme, au-delà même du cas Gardasil, on peut se demander si l’auteur du blog Hippocrate et Pindare, apparemment d’abord préoccupé par la protection des lanceurs d’alerte, n’a pas laissé de côté la véritable question soulevée par Guy Vallancien qui concerne la responsabilité des médecins dans la diffusion des prétendus scandales sanitaires. Une fois encore au-delà du cas précis de ce vaccin, n’appartient-il pas aux médecins, en l’absence de suspicions scientifiques réellement fondées, d’observer un certain recul face aux affaires brandies par les médias. Non pas qu’il faille les empêcher de jouer le rôle de lanceur d’alerte, mais peut-être est-il nécessaire de les inciter à la rigueur scientifique dans leur entreprise de dénonciation, en raison du poids de leur parole auprès des patients. Et dans ce cadre ne pourrait-on envisager un rappel à l’ordre de ceux qui prêtent leurs voix à des informations infondées…"

=> il faudrait déjà que la parole journalistique soit informée, ce qu'elle n'est que trop rarement. De nombreux journalistes ne font que "recopier" des bouts de phrases de leader d'opinion ou des info de l'AFP, sans vérification des sources, sans aucune divulgation des conflits d'intérêts.
Récemment, le journal Le Monde avait ainsi permis à des médecins d'attaquer le Pr . EVEN, sans que ceux-ci déclarent leurs nombreux conflits d'intérêts au départ. Ce journal Le Monde a eu un mal fou à accepter que les liens d'intérêts soient enfin publiés, ce qui montre que la transparence n'est pas dans son ADN.

On a donc des parangons de l'hypocrisie, qui semblent défendre le public, voulant diminuer "son angoisse" en étouffant les nombreux scandales sanitaires.
Au lieu de cela, il vaudrait mieux diminuer les prescriptions inadaptés et leurs effets secondaires, pour certains produits Pharma sans intérêt, inutiles ou dangereux.

Article du FORMINDEP qui en dit long sur Guy VALLANCIEN


Second DECRYPTAGE

un extrait d'un article de " La voix du Nord" :

4. Ces vaccins protègent-t-ils du cancer du col de l’utérus, avec quelle efficacité ?
Ces vaccins protègent contre des papillomavirus humains (HPV) qui eux-mêmes sont responsables d’environ 73 % des cancers du col de l’utérus. Avec 3000 nouveaux cas et 1100 décès en 2012, ce cancer se classe au 11e rang, par sa fréquence, des cancers chez les femmes en France. Selon Sanofi Pasteur MSD, le Gardasil a un taux d’efficacité de 97 % chez les jeunes filles qui ne sont pas déjà infectées par le HPV.

 => paroles à SANOFI, sans aucune critique

Le Dr de Chazournes conteste ce chiffre et affirme que « le Haut conseil de santé public (HCSP) estime à moins de 20% son efficacité tous virus HPV confondus chez les 16-23 ans ».

 => parole au lanceur de la pétition : citation très courte et noyée dans les arguments en faveur de SANOFI

Pour Dr André Dahlab, directeur-adjoint aux affaires médicales de Sanofi Pasteur MSD, « le HSCP ne dit pas cela, ce sont les allégations de M. De Chazournes (qui) joue sur différents types d’efficacités calculés ». « Parmi les jeunes filles qui ont participé initialement aux essais cliniques et que l’on a continué à suivre, on n’a constaté la survenue d’aucun nouveau cas de lésions précancéreuses » avec un recul de huit ans pour le Gardasil, selon le Dr Dahlab.

=> à nouveau, la parole est donnée à l'employé de SANOFI, sans critique ni recul, ni vérification des sources


5. Ces vaccins peuvent-ils entraîner des effets indésirables graves comme des maladies auto-immunes en particulier la sclérose en plaque ?
Selon le point fait en novembre par l’Agence du médicament ANSM, 435 cas d’effets indésirables graves dont 135 maladies auto-immunes incluant 15 cas de sclérose en plaque (SEP) ont été notifiés en France sur 5 millions de doses de Gardasil injectées depuis 2006. « Par ailleurs, les données de la littérature internationale et française ne montrent pas d’augmentation de l’incidence des maladies auto-immunes, ni plus particulièrement de SEP après une vaccination par Gardasil », selon l’ANSM.

 => l'article oublie de dire que les notifications sont notoirement sous-déclarées, avec un facteur d'au moins 100. La Pharmacovigilance est un point faible de la France, avec un manque d'accès aux données de santé et jalousement gardées secrètes.
Rappelons que l'ANSM a été mise en examen dans l'affaire MEDIATOR, tellement elle a été incompétente dans ce dossier et tellement elle a défendu le médicament du labo SERVIER.

 Pour le Dr Dahlab, « on bénéficie d’un énorme recul avec le Gardasil avec 140 millions de doses administrés dans tous les pays du monde; on n’a pas vu de sur-risque de maladies auto-immunes lié au Gardasil ».

=> l'article finit sur la parole du commercial de SANOFI, le Docteur Dahlab. Encore un exemple d'article journalistique qui n'a pour but que de défendre un labo.

http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/ce-qu-il-faut-savoir-sur-les-vaccins-contre-le-cancer-du-ia0b0n2038244


Site de la pétition :
http://www.medocean.re/2014/02/si-vous-etes-medecin-generaliste-ou-specialiste-et-si-vous-etes-daccord-avec-nous-sur-les-points-suivants/

vendredi 22 juillet 2011

L'étude FRAMINGHAM


Les études épidémiologiques sont souvent utilisés pour indiquer le taux de cholestérol comme une cause de maladie du cœur, mais en réalité de telles études ne peuvent que nous dire si deux facteurs sont liés (et non si l'un est à l'origine de l'autre). Ce point crucial n'est souvent pas clairement évoqué par les chercheurs et professionnels de la santé, avec le résultat que le lien supposé entre le cholestérol et les maladies cardiaques  prend généralement beaucoup plus d'importance que ce qu'il ne devrait être.
L'échec de scientifiques et de médecins pour mettre les résultats des études épidémiologiques dans leur véritable contexte n'est pas le seul problème qui peut amener le public à se faire une idée biaisée de la réalité concernant la relation entre le cholestérol et la santé. Même si nous entendons à plusieurs reprises que le cholestérol est associée à un risque accru de maladies cardiaques, des niveaux élevés de cholestérol ne sont pas nécessairement une mauvaise nouvelle.
Un facteur important à considérer ici est que le taux de cholestérol  est seulement lié avec un risque de maladie cardiaque, mais avec un risque global de décès. Comme nous le verrons, des niveaux très bas de cholestérol sont associés à un risque accru de certaines conditions pathologiques, notamment le cancer. Ce que cela signifie est que lorsqu'il y a évaluation de la relation entre des facteurs de risque (taux de cholestérol, par exemple) et la santé, il faut prendre une vue aussi large que possible pour analyser la situation. Probablement, la meilleure façon de procéder est d'analyser le fait que le cholestérol n'est pas lié à un seul type de maladies comme les maladies cardiaques, mais avec un risque global de décès (connu sous le nom de «mortalité toutes causes»).
Il y a en effet des indices liant le taux de cholestérol élevé avec un risque accru de maladie cardiaque. La  «Framingham Study" est l'une des plus grandes et longues études épidémiologiques utilisées pour soutenir l'hypothèse du cholestérol [1]. Selon ses propres conclusions, le lien entre le cholestérol et les maladies cardiaques ne semble exister que pour les personnes relativement jeunes. Cependant, les résultats ont révélé que cette relation change avec l'âge. Après l'âge de 50 ans environ (47, pour être précis) il n'y avait aucun risque accru de mortalité avec un taux de cholestérol élevé.
Par ailleurs, cette étude a révélé «une association directe entre une diminution du taux de cholestérol au cours des 14 premières années et une augmentation de la mortalité au cours des 18 années suivantes". Plus précisément, on a constaté que, pour chaque baisse de 1 mg/dl par an du taux de cholestérol, la mortalité globale et la mortalité des maladies cardiovasculaires ont augmenté de 11 et 14 pour cent respectivement. Les unités de cholestérol citées ici (mg/dl) sont utilisées aux États-Unis. Au Royaume Uni, la convention est d'utiliser des mmol / L. Conversion : 1 mg/dl de cholestérol correspond à 10 mg/L ou à 0,026 mmol /L .

De plus, l'appellation "taux de cholestérol" est fausse : car en réalité, on mesure des transporteurs des lipides (graisses). Ces transporteurs sont des lipoprotéines et on ne devrait pas les appeler "cholestérol".
On devrait dire "taux de LDL" ou "taux de HDL", et non pas "cholestérol" et encore moins "mauvais cholestérol", qui représente l'étape ultime de l'erreur scientifique par mot mal choisi.
De nombreuses autres études ont constaté que, plus tard dans la vie, le taux de cholestérol élevé n'est pas associée à un risque accru de maladie cardiovasculaire et / ou à un risque global de décès [2-11]. Certaines études ont même associé des niveaux augmentés de cholestérol à une survie améliorée chez les personnes âgées. Par exemple, dans une étude [12], chez les individus âgés de 65 à 84, ceux avec les plus hauts niveaux de cholestérol ont été trouvés moins susceptibles de mourir au cours d'une période de temps. Dans une autre étude, chez des femmes âgées, le taux de cholestérol associé au plus faible risque de décès était de 7,0 mmol / l (limite supérieure de la «normale» ici, au Royaume-Uni est de 5,0 mmol / l) [13]. Il semble donc que nous encourageons certaines personnes à baisser leur taux de cholestérol à un niveau bas, associé à un risque accru de décès.
Maintenant, rappelez-vous que ce sont juste des études épidémiologiques que nous analysons là, ce qui signifie que nous ne pouvons conclure qu'un taux de cholestérol élevé serait meilleur pour les personnes âgées (seulement qu'un tel taux de cholestérol peut être associé à un état de santé globalement meilleur). Cependant, il est bon de rappeler un fait : alors que nous entendons sans cesse parler des risques liés à un cholestérol élevé, nous avons très rarement entendu parler de l'important corpus de preuves qui ne montre aucune augmentation du risque de mortalité avec des taux élevés de cholestérol, ou même avec un risque de mortalité réduit, plus tard dans la vie.

References:
1. Anderson KM, et al. Cholesterol and mortality. 30 years of follow-up from the Framingham study. JAMA 1987;257(16):2176-80
2. Scientific steering committee on behalf of the Simon Broome Register group. Risk of fatal coronary heart disease in familial hypercholesterolaemia. British Medical Journal 1991;303: 893-896
3. Forette F, et al. The prognostic significance of isolated systolic hypertension in the elderly. Results of a ten year longitudinal survey. Clinical and Experimental Hypertension. Part A, Theory and Practice 1982;4:1177-1191
4. Nissinen A, et al. Risk factors for cardiovascular disease among 55 to 74 year-old Finnish men: a 10-year follow-up. Annals of Medicine 1989;21:239-240
5. Krumholz HM, et al. Lack of association between cholesterol and coronary heart disease mortality and morbidity and all-cause mortality in persons older than 70 years. Journal of the American Medical Association 1994;272:1335-1340
6. Weijenberg MP, et al. Serum total cholesterol and systolic blood pressure as risk factors for mortality from ischemic heart disease among elderly men and women. Journal of Clinical Epidemiology 1994;47:197-205
7. Simons LA, et al. Cholesterol and other lipids predict coronary heart disease and ischaemic stroke in the elderly, but only in those below 70 years. Atherosclerosis 2001;159:201-208
8. Fried LP, et al. Risk factors for 5-year mortality in older adults: the Cardiovascular Health Study. Journal of the American Medical Association 1998;279:585-592
9. Chyou PH, et al. Serum cholesterol concentrations and all-cause mortality in older people. Age and Ageing 2000;29:69-74
10. Menotti A, et al. Cardiovascular risk factors and 10-year all-cause mortality in elderly European male populations; the FINE study. European Heart Journal 2001;22:573-579
11. Räihä I, et al. Effect of serum lipids, lipoproteins, and apolipoproteins on vascular and nonvascular mortality in the elderly. Arteriosclerosis Thrombosis and Vascular Biology 1997;17:1224-1232
12. Brescianini S, et al. Low total cholesterol and increased risk of dying: are low levels clinical warning signs in the elderly? Results from the Italian Longitudinal Study on Aging. J Am Geriatr Soc 2003;;51(7):991-6
13. Forette B, et al. Cholesterol as risk factor for mortality in elderly women. Lancet 1989;1(8643):868-70