De nombreux articles scientifiques commencent par un mensonge : "Nous savons que les statines sont les plus efficaces et les mieux tolérés... bla bla bla..".
Ici, nous allons voir la réalité des effets toxiques des statines, preuves à l'appui.
Commençons par citer une source indépendante et sérieuse : la revue PRESCRIRE.
Profil d'effets indésirables des statines
Le profil d'effets indésirables des statines (simvastatine, pravastatine, etc.) est surtout constitué de :
- troubles digestifs fréquents ;
- céphalées, sensations vertigineuses, insomnies, visions troubles, dysgueusies ;
- atteintes musculaires, rhabdomyolyses, tendinites ;
- augmentations des transaminases, justifiant un bilan hépatique
avant traitement et une surveillance pendant le traitement jusqu'à 1 an
après la dernière augmentation de dose, rares hépatites ;
- éruptions cutanées ;
- diabètes avec la rosuvastatine ;
- rares pancréatites, polyneuropathies périphériques, pneumopathies interstitielles et fibroses pulmonaires ;
- réactions d'hypersensibilité.
Il existe un doute sur un surcroît d'insuffisances rénales avec la
rosuvastatine.
On voit donc que les statines ont divers effets : gastriques, psychotropes, nerveux, musculaires, hépatiques, pancréatiques, pulmonaires.
La statine la plus puissante est aussi la plus dangereuse : CRESTOR° (rosuvastatine).
Avant de regarder ces effets dans le détail, n'oublions pas les mensonges des cardiologues qui ont nié les effets secondaires (et certains les niaient encore en février 2013, lors de la campagne médiatique contre Philippe EVEN). Les associations de cardiologie ont participé à cette campagne médiatique, deux jours avant la parution du livre de Philippe EVEN "La vérité sur le cholestérol".
Voyons maintenant cet
avertissement récent (2012) de la FDA (Food and Drug Administration) :
Les statines peuvent provoquer :
- de sérieux problèmes hépatiques (foie) qui se traduisent par : faiblesses, fatigue inhabituelle, perte d'appétit, douleurs gastriques, urines de couleur sombre ou jaunissement des yeux.
- perte de mémoire totale ou amnésie temporaire, confusions
- augmentation des glycémies et de l'hémoglobine glyquée (Hb A1c), augmentation de la prévalence des diabètes de type 2
- risques musculaires en cas d'interaction médicamenteuses
Pourquoi cet avertissement est-il important ?
Car la FDA ne réagit jamais à la légère et a plutôt tendance à protéger les industriels.
Aussi, cet avertissement arrive tardivement (20 ans de retard..), après que les industries aient fait tout leur possible pour retarder ou empêcher cette alerte.
De plus, cette alerte se base surtout sur les données des essais clinique sponsorisés par l'industrie, des études qui cachent très bien les effets secondaires.
Cette
alerte est donc bien en-dessous de la réalité clinique.
Quand les études sponsorisées par les industriels trouvent un effet secondaire rare (1 sur 100000), les études indépendantes ou faites hors essais cliniques trouvent 2%, ou 5% ou 10%, jusqu'à 60% pour des événements mineurs.
On voit bien que les essais cliniques ne reflètent pas la réalité qu'un médecin rencontre dans son cabinet, avec des patients non sélectionnés.
Il est d'ailleurs intéressant de relire les allégations péremptoires (et fausses) de tous les "experts" qui disaient que la
cérivastatine était à faible degré d'interaction médicamenteuse.
Or, cette statine a été retirée du marché par le fabricant, après qu'on constate qu'elle augmentait énormément les rhabdomyolyses (destruction des muscles et insuffisances rénales mortelles).
L'
AFSSAPS avait averti du danger mais laissé le médicament sur le marché.
Comprenez donc que les essais cliniques servent juste à obtenir une AMM, pas à décrire les effets secondaires d'un médicament.
Les essais cliniques
n'informent pas sur le bénéfice/risque : ils annoncent des bénéfices trop élevés et sous-estiment les risques.
De plus, malgré la quasi-absence de données spécifiques sur les femmes, des analyses récentes ont montré que les femmes ont un risque plus élevé de myopathies.
2013 : Muscular effects of statins in the elderly female: a review
2004 Drug treatment for hyperlipidemia in women.
1998 Primary Prevention of Acute Coronary Events With Lovastatin in Men and Women With Average Cholesterol Levels - Results of AFCAPS/TexCAPS
Toxicité cellulaire des statines
Les statines détruisent des éléments essentiels de la cellule et déstabilisent les membranes cellulaires. ("intracellular depletion of essential metabolites and destabilisation of cell membranes, resulting in increased cytotoxicity" Effects of HMG-CoA reductase inhibitors)
Les statines ne sont pas toxiques uniquement parce qu'elles bloquent la production de cholestérol. En réalité, les statines bloquent tout le métabolisme du mévalonate (acide mévalonique).
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| Métabolisme de l'acide mévalonique |
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Le métabolisme du mévalonate est comme un arbre, produisant plusieurs fruits importants. le cholestérol n'est que l'un des fruits. A cause d'un marketing mensonger, les médecins pensent que le cholestérol est un fruit pourri". Et donc,
pour faire tomber un fruit, on emploie une tronçonneuse qui découpe l'arbre au niveau du tronc, c'est à dire au début des réactions métaboliques.
Ainsi, non seulement on détruit un faux coupable" (le cholestérol) mais on détruit aussi des substances innocentes,
on détruit différentes molécules utiles à la vie cellulaire.
Les statines sont des outils de destruction cellulaire, qui inhibent notre métabolisme le plus important. Ce sont d'ailleurs des
champignons qui produisent cette statine, car cela leur permet de tuer d'autres êtres vivant en compétition avec eux. Les
statines sont des antibiotiques, des poisons conçus pour tuer d'autres êtres vivants dans le monde naturel.
Maintenant elles sont synthétiques (ça coûte moins cher à produire).
Je ne peux pas entrer dans les détails de la biologie cellulaire, pour ne pas perdre mes lecteurs.
Disons, en résumé, que les statines inhibent et déstabilisent plusieurs molécules indispensables au bon fonctionnement cellulaire : géranyl-géranyl, farnésyl, lamines, dolichol, ubiquinone (ou
co-enzyme Q10), séléno-protéines.
Pour simplifier, ces molécules protègent le noyau de la cellule, la membrane de la cellule et nos mitochondries qui produisent l'énergie cellulaire.
C'est comme si on déstabilisait les fichiers d'un ordinateur d'une usine, les murs protecteurs de l'usine et les moteurs de l'usine.
L'usine fonctionne moins bien.
Les cellules souffrent face à ce poison toxique.
La seule molécule qui est un peu connue du grand public (et de certains médecins) est l'
ubiquinone ou co-enzyme Q10 ou car des magasins le vendent sous forme de compléments alimentaires.
C'est donc grâce à un autre business qu'on peut entendre parler du
Q10. Et rien ne prouve qu'avaler une pilule de Q10 soit efficace pour contrer la toxicité des statines.
Mais
les autres molécules sont aussi importantes.
Par exemple, le farnésyl (FPP) est impliqué dans la mort cellulaire (apoptose).
Les personnes âgées sont vulnérables
Pourquoi ?
Parce qu'elles ont des mécanismes de détoxification amoindris (foie, reins) et que les statines (comme tous médicaments) sont des produits toxiques.
Les personnes âgées ont tendance à ne pas boire assez, ce qui accentue les problèmes rénaux.
Les femmes âgées sont vulnérables
Pourquoi ?
Car les dosages de statines ne sont jamais adaptés au poids. Or les femmes pèsent moins que les hommes, en général.
Les
femmes âgées, minces et frêles, sont donc à plus haut risque d'effets secondaires.
De plus, les femmes ont plus de masse graisseuse que les hommes, en général. Cela implique que les statines lipophiles peuvent avoir une demi-vie plus longue, ce qui se traduit par un effet plus important et donc un risque d'effets secondaires plus importants.
Les hommes auraient aussi des muscles plus entrainés, plus de muscles et même un niveau de Q10 plus élevés que les femmes.
Ceci pourrait renforcer la fragilité des femmes face aux statines, en général.
Une étude française
Il est rare qu'on possède des données pour les patients français. L'
étude PRIMO nous permet d'en savoir plus sur la fréquence des effets secondaires.
Les valeurs trouvées étaient le double des valeurs habituelles : 10,5% (au lieu de 5%).
Les patients ont éprouvé des douleurs, des crampes, des lourdeurs, des rigidités musculaires dans 60% des cas, ce qui est très loin des 1 sur 100000 trouvés par les "experts" de l'industrie.
Des effets toxiques pour le rein.
Voir cet article, sur LaNutrition.fr
En conclusion, il serait temps que les médecins (et les patients) s'informent des effets toxiques des statines auprès d'une source indépendante.
On ne peut pas faire confiance aux essais cliniques, ni aux méta-analyses, surtout quand elles sont financées par l'industrie Pharma.
Et même les méta-analyses indépendantes, et de bonne foi, peinent à retrouver la vérité au milieu d'essais cliniques biaisés et trompeurs.
La science a besoin de retrouver son indépendance, si elle veut retrouver son efficacité.